Billets de Confiance

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Nîmes

Aigues-Mortes, Caveirac, Nîmes et Saint-Gilles ont émis des billets de confiance dans ce district. Le premier bureau d'échange a été ouvert à Nîmes, le 15 septembre 1790, celui de Saint-Gilles, le 22 janvier 1792 et celui d'Aigues-Mortes le 3 septembre 1792. C'est un particulier qui émet à Caveirac. La Société qui, à Nîmes, fonde le premier bureau d'échange du département, le 15 septembre 1790, regroupe à peu près tous les chefs d'entreprise, banquiers et commerçants de la ville, leurs noms apparaissent dans les pétitions qu'ils adressent au Conseil général de la commune :
  • François Guisquet, fabricant de soierie (il fait frapper à ses frais des pièces de billon)
  • Isaac Vincent
  • Jean André
  • Louis Chabanel et compagnie
  • Franc
  • Louis Maigre et compagnie
  • Ribot
  • Noguier frères
  • Paris frères
  • Veyrun frères et compagnie
  • Antoine Marion Atger
  • Mathieu
  • Jean Pelon
  • Fabre-Lichaire
  • Boyer Devillas Vincent et compagnie
  • Devillas Mavit et compagnie
  • RolandJean Abric et compagnie
  • Teulon
  • Marc Antoine Ribot
  • D. Germain
  • Foulc
  • Sagnier et compagnie
  • Veaute Arnaud et Bruguière
  • Daumezon frères
  • J. Pierre Frat
  • Meinadier
  • Olive et compagnie
  • Loche père et fils
  • Delon Bros et Fraissinet
  • Mathieu Roux
  • J.Pierre Arnaud et compagnie. Ant. Lami
  • Jean P. Furby
  • Roux et fils
  • Loche neveu et Alexandre Roubel
  • Auzillon et Ribière
  • L. Auberry
  • David Dombres
  • Grinbal
  • Jean Teulon fils
  • Privat Girard
  • Roux frères
  • Faugière et Barre
  • Fr Amabric et Dumas
  • Louis Arnaud fils
  • Daniel Bernard et fils ainé
  • Veyrun jeune
  • Rouvière père et fils
  • J.L. Bonnaud
  • Jean Amalric
  • Defague Martinet ainé
  • Gasquet Grenet et compagnie
  • Cazeing Delegraulet lmThurn et compagnie «tous membres de la société»

Les bons émis sont garantis par un dépôt de 320 000 livres en assignats nationaux dans la caisse du bureau d'échange sous la responsabilité de deux fabricants, Cazeing l'aîné et Im Thurn. Du 15 septembre 1790 au 25 août suivant, il a été émis 80 725 billets de 3 livres pour 242 175 livres, et 73 500 billets de 20 sous pour 73 500 livres, soit en tout 315 675 livres. Malgré toutes ces garanties, malgré l'intervention de la municipalité qui en montre les avantagés (conseil général du 14 septembre 1791)...

les citoyens doivent voir avec plaisir dans le bureau d'échange un établissement dont le but est d'assurer aux ouvriers le moyen d'être employés, tandis que la cherté du numéraire forcerait les fabricants à fermer leurs manufactures, que les membres du bureau d'échange sont tous au nombre de ceux qui depuis le commencement de la Révolution n'ont pas cessé de donner les preuves les plus assurées de leur patriotisme, de leur bienfaisance et de leur zèle pour la chose publique…
, et qui
s'est fait rendre un compte exact de l'état de cet établissement par des commissaires nommés par cet effet.

A cette époque, la défiance est aussi grande pour les bons que pour les assignats. A la demande des administrateurs eux-mêmes, la municipalité va, dans un premier temps, prendre en charge la caisse de dépôts (fermée de trois serrures) (23 septembre 1791) puis accepter le contrôle du bureau (17 octobre 1791) ; elle impose le cours forcé des billets, et participe peut-être à ce moment à l'émission de nouveaux billets d' l sol et d' l sol 6 deniers, aux armes de la ville.
Le succès est définitif, une nouvelle émission pour 4000 livres en billets de 5 sous est décidée le 7 décembre 1791, les faux billets apparaissent (28 décembre 1791). Plus tard, grâce aux petites coupures d'assignats, on entreprend le remboursement des billets de 3 livres usés
ce mauvais état peut aider la contrefaction qu'on a tenté plusieurs fois, tromper ainsi la confiance publique, particulièrement les citoyens peu éclairés, ceux des campagnes, et les marchands auxquels la multiplicité des ventes au détail, ne leur permet pas même l'examen le plus rapide.

(24 septembre 1792)

Ces billets sont brûlés (26 septembre, 10 et 25 octobre, 21 et 28 novembre 1792),

sur la place de la maison commune, en présence des commissaires et d'un grand nombre de citoyens rassemblés à son de trompe.

Le bureau d'échange de Nîmes a donc émis des billets de 3 livres et de 20 sous, puis d'1 sol et 1 sol 6 deniers, enfin des billets de 5 sous. La collection d'E. Dumas ne possède pas de billets de 3 livres

«NISMES BILLET d'un sol, remb, en assignat de 5 l.» timbre de Dupré
(dont le nom apparaît en exergue)
représentant les armoiries de la ville
(le crocodile allant à droite attaché à un palmier)
avec tout autour, la mention «BILLET DE LA CAISSE D'ECHANGE DE NISMES»

(papier blanc cartonné, verso de couleur rouge impression noire, 46X35)